Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Reussir En Chine

Reussir En Chine

Ce Blog parle de la Chine, des clés pour réussir en Chine et avec les Chinois, des insolites, de la culture, des voyages.


Les Chinatowns, échantillons d'une Chine organisée

Publié par Jérôme Berny sur 13 Juin 2011, 20:33pm

Catégories : #Culture

 

Les regroupements les plus visibles à l’échelle nationale sont ethniques. En effet, la population chinoise est composée, à près de 94%, de Han. Le reste est constitué d’une cinquantaine de minorités nationales. Les principales minorités sont les Houeis, les Tibétains, les Mandchous, les Miaos, les Yi, les Pouyis, les Coréens et les Mongols, généralement installées dans les régions du sud-ouest et du nord-ouest.


Avec leurs traditions, leurs coutumes, leur religion, leur organisation, ces réseaux ethniques sont sans doute les plus puissants et les plus aboutis dans l’Empire du Milieu et hors de Chine. Il n’y qu’à observer, pour s’en rendre compte, les impressionnants réseaux tissés par les Chinois d’outre-mer hors de leurs frontières. En Europe, en Amérique du Nord, en Asie du Sud, les China Towns sont véritablement devenus des villes dans les métropoles, avec leurs organisations sociales et administratives. Il serait intéressant de s’attarder un peu plus sur ces huáqiáo, ces Chinois d’outre-mer, car leur organisation sociale est très représentative de la façon dont les Chinois intègrent ces valeurs relationnelles.

 

Chinatown-Paris.jpg


En regardant ces « milieux » de l’intérieur, on s’aperçoit à quel point la solidarité et le relationnel y sont présents. Il y grouille une activité inimaginable : commerces, restaurants, administration, médecine, culture... un véritable échantillon de la Chine ! Légal ou pas, cet aménagement social est une fidèle reproduction du système national chinois superposé, à défaut d’être intégré, à un modèle local occidental.

 

Citons un cas simple et fréquent : un Chinois aisé, vivant dans la province du Guangdong (Canton) veut envoyer sa progéniture (bien évidemment enfant unique) poursuivre ses études en Occident. Comment va-t-il s’y prendre ?

Il cherchera avant toute chose un contact établi sur place. Ce correspondant pourra être un proche ou une personne (d’origine chinoise, cela va s’en dire) qui lui aura été recommandée. Cette dernière se chargera de régler toutes les contraintes administratives, pratiques, voire financières, relatives à l’expatriation de l’étudiant. Ce tuteurage est essentiel car il offre une certaine garantie et une protection que les circuits officiels ne procurent pas, du moins le croit-on. C’est aussi simple que cela, même si, comme nous le verrons par la suite, la solidarité chinoise à un prix.

 

Il est facile de comprendre la profondeur des relations tissées par les Chinois d’outre-mer qui, se retrouvant dans  un environnement occidental aussi différent du leur, éprouvent le besoin de se solidariser. Dans des contextes culturels disparates, la nature humaine a tendance à rechercher des valeurs qu’elle connaît et qui la rassurent : la langue, la religion, la nourriture… En revanche, ce que la logique nous cache, c’est que ce mode de fonctionnement sociétal, basé sur les relations personnelles, est également prédominant à tous les échelons protocolaires, au sein même de l’Empire du Milieu.


 

Jérôme Berny

Extrait du Livre: Réussir en Chine grâce aux cercles d'amis

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents