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Reussir En Chine

Reussir En Chine

Ce Blog parle de la Chine, des clés pour réussir en Chine et avec les Chinois, des insolites, de la culture, des voyages.


Le cycle du cochon

Publié par Jérôme Berny sur 22 Juin 2014, 20:20pm

Catégories : #Société, #Travailler en Chine, #Général

L’une des grandes caractéristiques du marché chinois est l’extrême rapidité des cycles de mutation. Cet empressement permanent n’est pas toujours facile à appréhender pour des investisseurs étrangers habitués à des marchés plus matures donc moins hasardeux. 

Dans un pays où, chaque année, la croissance avoisine les 10%, la réussite rapide est devenue un véritable sport national. La concurrence est féroce, elle semble parfois désorganisée, voire incontrôlée. Beaucoup réussissent. Beaucoup échouent.

Le cycle du cochon

En Chine, tout va très vite. Des boutiques s’ouvrent en deux jours, certaines d’entre elles fermeront trois mois après. La rentabilité doit être immédiate, sinon elle ne le sera jamais. Le long terme n’existe pas. « Enrichissez-vous ! » prônait Deng Xiaoping, « Faites-le vite ! » nous fait comprendre le marché… On ne sait pas de quoi demain sera fait.

Ce phénomène touche toutes les couches de l’industrie chinoise. C’est ce que le journaliste Erik Israelewicz appelle dans son livre Quand la Chine Change le Monde, le cycle du cochon : « Les consommateurs veulent du cochon, il n’y en a pas : le prix du cochon s’envole (…) les paysans se précipitent et investissent, tous ensemble, dans le cochon (…) Quelques mois plus tard, leurs bêtes arrivent, toutes ensemble, sur le marché. Les prix s’effondrent car l’offre est trop généreuse. Les consommateurs se frottent les mains, pas pour longtemps. Comme les prix sont bas, les producteurs abandonnent la partie.»

Le cycle du cochon

La Chine est un chantier frénétique. Des immeubles poussent en quelques semaines, des routes surgissent de la terre en une saison.

Et que dire du pouvoir d’achat ? Quand j’ai pris les rênes d’une usine en chine, je voyais de ma fenêtre un tapis de vélos recouvrant le goudron du parking, c’était en 2003. Six ans plus tard, il n’y avait quasiment plus que des scooters électriques, on y voyait même quelques voitures. Qui a dit que la croissance chinoise ne profitait qu’à une élite surfortunée ? La masse s’enrichit elle aussi et elle le fait vite, la classe moyenne grossit au rythme d’une urbanisation accélérée. Dans certaines régions et dans certains secteurs les salaires peuvent augmenter de 20% annuellement.

 

La Chine bouscule notre rapport au temps et donc notre conception du risque et c’est bien là un élément essentiel d’une approche stratégique réussie.

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