Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 21:02

Les déplacements massifs de population vers les zones urbaines condamnent une grande partie des migrants à la précarité. L’absence de travail entraîne un foisonnement de petits boulots parallèles, très instables et bien souvent peu déontologiques. Les vols et les arnaques y sont de plus en plus fréquents, de plus en plus violents et de mieux en mieux organisés. Aucune statistique officielle n’est connue à ce jour mais le constat d’une explosion de l’insécurité dans les villes chinoises est unanime.


 

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Il n’y a qu’à mettre les pieds à Shenzhen pour apercevoir cette précarité tangible. A la sortie de la gare frontalière de Lowu, reliant Hong Kong à ce que les Chinois appelle le Mainland, il est difficile de faire 100 mètres sans qu’une sollicitation douteuse vienne contrarier le touriste, l’homme d’affaires ou le simple badaud. Ces rabatteurs proposent des services ou des produits moyennant commissions payées en cash directement par les prestataires ou les bénéficiaires. On propose divers services tels que la location de chambres d’hôtels, de tables de restaurants, des massages, des tickets de trains ou de bus, des courses en taxis particuliers ou des travaux d’intérieur. Certains racoleurs ont des méthodes particulièrement désobligeantes, comme ces cireurs de chaussures qui éclaboussent discrètement vos souliers de cirage pendant que vous marchez afin que vous acceptiez qu’ils vous les nettoient ! Certaines personnes vous proposent, sous le manteau, des objets volés (ordinateurs portables, téléphones, appareils photos), des articles piratés ou contrefaits (DVD, cosmétiques Chanel, sacs Louis Vuitton) ou encore des denrées interdites à la vente (pattes de tigre, défenses d’éléphant).

 

 

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Ces acteurs d’une nouvelle économie parallèle, acerbe et brutale, évoluent dans un environnement extrêmement menaçant, contrôlé par des parrains locaux. Là encore, tout s’organise autour de clans composés d’individus partageant certains intérêts communs.

 

Ces groupes renferment bien souvent des personnes provenant d’une même région, d’un même village. Il y a généralement un « boss » implanté sur place et impliqué dans des affaires commerciales diverses et variées, légales ou non. Le recrutement s’effectue lui aussi par réseau. Pas question de recruter localement une main d’œuvre exigeante et imprévisible. Mieux vaut aller chercher des travailleurs directement à la campagne et sélectionner ceux qui ne connaissent rien aux réglementations sociales et qui sont prêts à accepter les conditions les moins favorables ; c’est-à-dire un salaire misérable, payé à la commission, un logement déplorable et aucune protection sociale. C’est pourquoi les recrutés proviennent bien souvent d’une même zone géographique ; celle dont est originaire le recruteur.

 


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Si vous allez dans un salon de massage, vous aurez bien souvent du mal à comprendre les employés lorsqu’ils parlent entre eux. Posez la question de leur origine et vous vous apercevrez très vite que tous proviennent d’un même village et communiquent dans leur dialecte familial.

 

 

 Il y a en Chine une multitude de réseaux ainsi formés, dont les membres proviennent d’une même région. Ce phénomène, que je nommerais clanisme d’origine est également visible à l’échelle internationale, chez les Chinois d’outre-mer. Les fameux China Town d’Amérique du Nord ou d’Europe sont souvent composés de Chinois issus d’une même province. L’utilisation de filières d’immigration n’est pas un phénomène récent. Il n’est donc pas étonnant de constater que, par exemple, plus des deux tiers des nouveaux immigrés chinois qui s’installent dans le quartier de Belleville, à Paris, sont originaires de la ville de Wenzhou, dans la province du Zhejiang. Cette région est également connue, en Chine, comme étant le poumon de la contrefaçon de marques.

Aujourd’hui, certains trafics ont des origines bien déterminées. Les trafics de drogue et de fausses pierres précieuses s’organisent essentiellement à partir de la province du Yunnan, aux frontières birmane, laotienne et vietnamienne. La province du Henan est réputée pour être le lieu d’origine de nombreux mendiants, fonctionnant eux aussi en réseaux. C’est notamment le cas de ces petits enfants s’agrippant aux jambes des touristes pour leur vendre une rose à 5 yuans. La province du Sichuan, célèbre pour sa cuisine épicée est également un important fournisseur de prostituées. Le tercet Yunnan-Guangxi-Guizhou a la peu flatteuse réputation d’abriter de larges réseaux de commerce humain. Enfin le Chinois associera forcément le pickpocket aux minorités musulmanes Ouïgours du Xinjiang. Là aussi, de jeunes enfants apprennent très tôt à se faire la main discrète sous l’œil protecteur d’un grand frère, jamais bien loin.

 

 

La précarité florissante, conséquence d’une urbanisation incontrôlée, produit chaque jour son lot de chapardages et d’incivilités. La violence des villes est rarement la conséquence d’actes et de comportements individuels et isolés. Des groupes se forment soit pour mieux se défendre, soit pour mieux attaquer.  

Je ne pourrai jamais oublier cet ami chinois, père de famille, qui a passé plus d’une semaine sur un lit d’hôpital après s’être fait rosser par une dizaine de chauffeurs de taxi, pour avoir protesté contre l’un d’entre eux qui avait failli renverser sa fille de 7 ans. Quelle que soit la ville, les taxis constituent toujours de puissantes coteries. A l’image de ce que sont la plupart des relations en Chine, cette entraide inconditionnelle cache en réalité un malaise social profond. On se protège mutuellement pour pouvoir s’imposer ou tout simplement perdurer dans un monde hostile et concurrentiel. Se préserver, c’est défendre son métier. L’union faisant la force, les collègues se solidarisent. C’est ainsi que se développe ce que j’appellerais un clanisme de métier.


 

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Ces groupes professionnels obéissent à des règles informelles d’entraide et de fonctionnement, séparant droits et devoirs. Ainsi, l’intérêt de chacun, représenté ici par le métier, est surveillé et défendu grâce à une mise en commun des moyens de sauvegarde. Les plus faibles seront remplacés par des groupements plus agressifs dans leur conquête territoriale et sociale.


 

Jerome Berny

Extrait du livre "Réussir en Chine grâce aux cercles d'amis"

Par Jérôme Berny - Publié dans : Société - Communauté : La Chine et les affaires
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 21:18

 

Le premier trimestre de l'année 2012 est dans la continuité de la fin d'année 2011. La Chine enregistre son plus mauvais trimestre depuis la crise de 2008/2009 avec un taux de croissance à 8,1%. Plus significatif encore, les investissements ont fortement baissé, tout comme les exportations qui sont les deux facteurs clés de la réussite chinoise du XXIème siècle.


 

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Comme l'analyse Philippe Waechter, directeur de la recherche économique Natixis Assets Management, "Les deux ressorts du modèle chinois sont fragilisés. Ce constat incite à rééquilibrer le processus de croissance davantage vers la consommation afin de rendre la dynamique chinoise plus autonome. Ce changement de repère prendra du temps parce qu’il nécessite la mise en place d’institutions sociales incitant les ménages à épargner moins et donc à dépenser plus."

 

La tendance d'une croissance ralentie devrait se confirmer sur les prochains trimestres. La demande internationale perd de son dynamisme et la consommation locale tarde à compenser ce manque.

De nombreuses voix, remettant en cause le modèle économique chinois, se font entendre en Occident mais également en Chine où Pékin est mis sous pression. D'autres se veulent plus rassurantes, affirmant que le ralentissement est un phénomène inévitable et que tout devrait prochainement se stabiliser. 

 

 

Jérôme Berny


Par Jérôme Berny - Publié dans : Général - Communauté : La Chine et les affaires
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 22:49

 

La Chine est-elle en train de perdre son statut d’usine du monde ?

 

Bien que l’Empire du Milieu accueille, encore aujourd’hui, une grosse part de la production mondiale dans de nombreuses industries, on commence à remarquer, sur certains secteurs, une tendance vraiment nouvelle, celle d’une délocalisation d'usine chinoises vers des pays à plus faibles coûts.

La raison ? Des frais de structure de plus en plus élevés, notamment les salaires qui observent une croissance annuelle soutenue, conséquence naturelle d’un pays en pleine croissance. La désindustrialisation de la Chine est-elle pour autant en marche ? La forte augmentation des salaires amorcée depuis quelques années va-t-elle inciter les multinationales à se tourner vers d'autres pays ? 

 

 

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L’augmentation des salaires et avec elle du pouvoir d’achat est particulièrement visible dans les zones urbaines où les gouvernements locaux n’hésitent pas à augmenter les salaires minimum de 20%. L'écart de revenus enre les villes et les zones rurales devient de plus en plus importante.


L’augmentation des salaires dans l’industrie manufacturière est due à plusieurs raisons. L’une des raisons de cette forte croissance est la pénurie de main d’œuvre dans certaines zones fortement industrialisées où les entreprises doivent lutter contre un phénomène récurrent : un turnover du personnel extrêmement élevé. Autre facteur, la pression sociale, comme en témoigne les nombreuses révoltes des employés ou les suicides à répétition… Rappelons-nous le cas Foxconn, l’un des principaux fournisseurs d'Apple qui a dû augmenter le niveau de salaire de ses ouvriers de 900 RMB à 2000 RMB en réponse à une série de 10 suicides très médiatisés. Sur la seule année 2009, Hewitt Associates LLC a avancé le chiffre de 8,4 % d’augmentation des salaires dans les multinationales implantées en Chine.


 

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Cette hausse des salaires peut-elle mettre en danger la croissance chinoise ?

Il est évident que le Pékin cherche à être moins dépendant de ses exportations, développant, notamment depuis la crise de 2008, un marché local au séduisant potentiel. La Chine tente également d'amorcer un virage délicat qui lui permettra de passer à l'ère du teriaire, de la matière grise et de la valeur ajoutée.

Mais peut-on vraiment parler de désindustrialisation ? Je ne le pense pas car une désindustrialisation à court ou moyen terme aurait des conséquences dramatiques sur l’équilibre social, aujourd’hui fragile, du pays. 

 

Selon une étude d'Accenture, l’augmentation des salaires et des frais de structure aura une conséquence sur les coûts, c’est une certitude et cette répercussion variera fortement selon les industries et les catégories de produits. Cependant, les spécialistes se veulent rassurants. L’impact de la hausse des salaires sur les coûts pourra être en grande partie compensée par une meilleure productivité et une meilleure maîtrise des processus Supply Chain. L’augmentation des prix devrait donc être relativement minime bien que, répétons-le, cela dépendra des industries et des catégories de produits. En revanche les marges des produits exportés devraient se réduire.

 

 

Chine-exportateur.jpg


En résumé, la hausse des salaires en Chine va obliger les multinationales à réajuster leurs coûts globaux mais cela ne devrait pas changer à court ou moyen terme leur stratégie de production ou de sourcing en Chine. Certains pays asiatiques tels que la Malaisie, le Vietnam, l’Indonésie ou encore la Thaïlande peuvent aujourd’hui légitimement se positionner comme alternative au géant chinois, grâce à des coûts de main d’œuvre plus bas ou en croissance moins importante. Mais l’Empire du Milieu possède une longueur d’avance et des réserves d’intérêts non négligeables.

La Chine offre aujourd’hui un environnement et une culture manufacturière que les autres pays n’ont pas. Cette synergie au sein d’une même industrie est un atout important permettant aujourd'hui une optimisation de la Supply Chain. Autre ressource de poids, la Chine offre désomais des perspectives intéressantes grâce à un marché local florissant. Enfin, l'Empire du Milieu possède une réserve importante de main d'oeuvre bon marché dans les régions moins développées économiquement, notamment dans toutes les provinces non côtières. Pékin souhaite repousser les industries manufacturières vers l'intérieur et l'ouest du pays. Cette Chine à deux (voire plusieurs) vitesses pourra aussi permettre une désindustrialisation plus lente, par étape et donc plus digeste.

 

La désindustrialisation de la Chine n'est donc pas pour demain mais une première étape est déjà amorcée même si concentrée sur quelques rares industries.


 

Jérôme Berny

Par Jérôme Berny - Publié dans : Travailler en Chine - Communauté : La Chine et les affaires
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 15:46

 

Voilà une histoire qui a bien fait rire les internautes chinois.

 

En juin 2011, le site internet officiel du gouvernement du comté de Huili, à l'extrême sud de la province du Sichuan, a mis en première page une photo montrant des officiels locaux inspecter un nouvelle route goudronnée afin d'illustrer un article sur le sujet. Seulement voilà, comme ils n'avaient pas de belles photos sous la main, ils ont fait un montage Photoshop d'un incroyable amateurisme et cela a provoqué la risée de la Toile chinoise.

 

Huilin-image-grossiere-photoshop.jpg

 

Huilin-image-grossiere-photoshop2-copie-1.jpg

 

 

Il n'a fallu que quelques heures pour que cette photo se propage de manière virale sur le net obligeant alors le gouvernement de Huili à présenter des excuses publiques.

 

Les trois officiels qui apparaissent sur le montage photo sont alors devenus, en quelques jours et malgré eux, des stars de la Toile chinoise ! Pour ce moquer de ce photo-montage grossier, les internautes ont décliné le concept des "trois officiels" à travers une multitudes de clichés humoristiques.

 

Pour la bonne humeur, en voici une sélection:

 

 

les-3-officiels-de-huili-sur-la-lune.jpg

 

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Jérôme Berny

Par Jérôme Berny - Publié dans : Insolite - Communauté : Tout sur la Chine
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 18:37

 

Celui ou celle qui voyage en Chine expérimente souvent la frustration de ne pas pouvoir communiquer avec la population locale. La grande majorité des Chinois ne parlant pas anglais, il est parfois difficile de communiquer avec un commerçant, d’expliquer sa destination à un chauffeur de taxi ou de demander son chemin dans la rue. La barrière de la langue, bien que dommageable n’en constitue pas moins un charme essentiel de votre voyage touristique au sein de l’Empire du Milieu.


 

voyager-en-chine-attente-bus.jpg

 


J’ai tenté ici de lister quelques règles qu’un Occidental de passage doit, selon moi, connaître pour voyager en Chine de manière sereine. La liste n’est certes pas exhaustive mais elle vous donnera quelques tuyaux qui vous seront utiles. N’hésitez pas à enrichir le contenu de cet article en y ajoutant des commentaires, des expériences personnelles ou des questions. 

 

A lire aussi:

Petits conseils pour bien voyager en Chine (partie 1)

Petits conseils pour bien voyager en Chine (partie 2)

 

 


 

 

7) Carte ou cash ?

 

Sous quelle forme prendre de l’argent quand on part en Chine ? Cette question était vitale il y a 10 ans où seuls les dollars américains étaient conseillés. Elle ne l’est plus aujourd’hui car la Chine s’est fortement internationalisée.

Retirer de l’argent avec une carte Visa, Amex ou Mastercard n’est aujourd’hui plus un problème. Il y a de nombreuses banques et quasiment toutes ont des distributeurs acceptant les cartes internationales, même dans les villes dites moyennes. En revanche, il n’est pas toujours possible de payer avec sa carte dans les commerces.


 

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Mes conseils : Prévoyez toujours de la monnaie locale en quantité suffisante pour vos achats courants, vos cadeaux, les restaurants, les petits hôtels... Vous pouvez également facilement changer des euros ou des dollars dans les banques, les aéroports, les grands hôtels ou autres bureaux de change.

Utilisez toujours des institutions sérieuses et légales pour retirer ou échanger votre argent ! Attention aux arnaques de carte et soyez vigilant à ne pas vous faire refourguer de la fausse monnaie. Evitez d’utiliser votre carte en dehors des distributeurs de banque et des grands hôtels. Pour vos achats sur place, préférez l’argent liquide que vous aurez obtenu au distributeur d’une banque.


 

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Méfiez-vous des bureaux de change aux enseignes douteuses et des personnes qui vous sollicitent dans la rue pour acheter des dollars américains ou des euros.

A lire aussi: Renminbi et fausse monnaie

 

 

8) Faire la queue ?

 

Même si les choses commencent lentement à changer dans les grandes villes, faire la queue en Chine est le grand cauchemar des Occidentaux. Celles et ceux qui ont mis les pieds dans l’Empire du Milieu se sont forcément retrouvé, au moins une fois, devant la pénible obligation de devoir jouer des coudes pour atteindre un guichet ou entrer dans un bus.


 

faire-la-queue-en-chine.jpg

 


Faire la queue et attendre son tour n’est pas un comportement naturel pour les Chinois, il faut le savoir. Laisser passer quelqu’un l’est encore moins. L’action de "faire la queue" est vraiment récente au sein de l'Empire du Milieu. Ce concept a été initié au début des années 2000 seulement, par les banques qui ont commencé à imposer à leur clientèle une nouvelle discipline d'attente, grâce notamment aux tickets de passage. Les premières opérations de ce genre étaient burlesques ! Les banques devaient dédier du personnel pour obliger les clients à respecter l’ordre de passage et cela rendait fous furieux certains.

 

Mes conseils : Il faut parfois jouer selon les règles locales. Si personne ne fait la queue alors vous devrez vous imposer, sinon vous risquez d’y passer des heures !

Comme toujours, il est impératif de rester calme même si cela est agaçant de voir des gens passer devant nous sans remords. Calme certes mais ferme, ne vous laissez pas faire. De plus, il faut supporter la promiscuité qui peut parfois elle aussi être pénible.

 

 

 

9) Visites imposées

 

Votre guide vous propose (ou plus généralement vous impose) la visite d’une fabrique de bijoux artisanaux, d’une galerie d’art local ou d’une cérémonie du thé ? Même si cela n’était pas prévu dans votre planning, sachez que de telles visites sont quasiment systématiques. Il faut savoir que les guides chinois tirent de confortables compléments de revenus, sous forme de commissions données par les patrons de ces lieux intronisés « touristiques » qui tous finissent par le rituel du passage à la boutique où une nuée de jeunes filles élégantes vous incitent à acheter.

 

 

ceremonie-du-the.jpg

 

Mes conseils : Il n’est pas rare que des guides changent de planning, en cours de circuit, prétextant une raison quelconque, pour changer le programme d’une demi-journée ou de quelques heures. Certaines visites peuvent être intéressantes alors que d’autres ne le sont pas du tout. Ne vous laissez pas faire si cela ne vous attire pas et refusez tout de suite.

 

 

Jérôme Berny

Par Jérôme Berny - Publié dans : Voyager en Chine - Communauté : Tout sur la Chine
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 21:14

Mais qu'achètent donc tous ces riches touristes chinois qui sont de plus en plus nombreux à sortir de leur pays pour découvrir le monde ? 

 

Selon China Daily, les emplettes préférées de ces nouveaux touristes sont, dans l'ordre d'importance:

 

 

1) Les montres

(65 % d'entre eux)


 

Montre-luxe-touriste-chinois.jpg

 

2) Les vêtement et accessoires de mode

(49 % d'entre eux)

 

 

touristes-chinois-vetement-luxe.jpg

 

 

3) Les productions en cuir

(48 % d'entre eux)

 

 

sac-en-cuir-touristes-chinois.JPG

 


4) Les bijoux

(45 % d'entre eux)

 

 

Touristes-chinois-achetent-bijoux.jpg

 

 

5) Les cosmétiques

(43 % d'entre eux)

 

 

cosmetiques-touristes-chinois.jpg

 

 

6) Les produits électroniques

(31% d'entre eux)

 

 

Touristes-chinois-hitech.jpg

 

 

7) Les vins et spiritueux

(20 % d'entre eux)

 

 

touriste-chinois-achetent-vin.jpg

 

 

8) Les oeuvres d'art

(16 % d'entre eux)

 

 

touristes-chinois-art.jpg

 

 

 

Jérôme Berny

Source: China Daily

Par Jérôme Berny
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  • Jérôme Berny
  • Coach Consultant Manager Spécialiste chine
  • Jérôme Berny a vécu et travaillé une dizaine d'années en Chine comme dirigeant d'entreprise. Ses expériences dans le domaine de l'éducation, de l'entreprenariat et du management lui ont permis d'expérimenter pleinement la mentalité chinoise.

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